Retrouver le sens de Aïd al-adha

AID AL ADHA
Vraiment, c’est dans l’évocation d’Allah que les cœurs s’apaisent.

Cela fait un moment que je n’ai pas posté d’article dans cette section et comme le calendrier s’y prête j’ai décidé décrire sur aïd al adha ou « al kebir », son origine , son sens et de vous faire part de ma réflexion sur le sujet.

Lors de ce jour qui est ,rappelons-le, la fête religieuse la plus importante du calendrier musulman, on commémore l’épreuve absolu qu’a dû traverser le prophète Ibrahim (as) (Abraham). Cette épisode de sa vie est relaté également dans la bible et la torah: Ibrahim se voit en songe immoler son fils Ismaïl (Isaac dans la bible et la torah je crois). Etant prophète ses rêves sont prémonitions ou commandements de Dieu. Il décida d’en parler à son fils: « ô mon fils, je me vois en songe en train de t’immoler. Vois donc ce que tu en penses « 

La réponse d’Ismaïl, qui comprit immédiatement que cet ordre venait de notre Créateur, lui répond : « Ô mon cher père, fais ce qui t’est commandé. »

Rien que dans cette scène il y a une densité de significations, et d’enseignements incroyables. On imagine déjà la violence de cette situation, et du combat interne qui se joue dans le cœur de ces deux prophètes, père et fils. Ce fils unique (Isaac n’étant pas encore né) tant attendu et demandé à Dieu.

En effet Ibrahim (as) n’a réussi à avoir d’enfant qu’une fois qu’il eu atteint un âge avancé. Les prophètes sont les plus éprouvés des hommes!

Et on assiste là à la soumission ultime des deux hommes face à l’Unique. Car Ibrahim ira jusqu’au bout de ce qui lui a été demandé, immoler son fils, l’épreuve étant passée avec succès, Allah dans sa miséricorde lui épargna la perte de son fils:

Allah (azwajal) dit:

« Puis quand tous deux se furent soumis (à l’ordre d’Allah) et qu’il l’eut jeté sur le front

Voilà que nous l’appelâmes « Ibrahim ! Tu as confirmé la vision. C’est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants. » {sourate As-Sâffât « Les Rangées » : 103-104-105}

Et Il fit descendre un mouton en compensation. De là vient la tradition du sacrifice du mouton en rappel de la miséricorde de Dieu et de l’épreuve d’Ibrahim et Ismaël. On peut également voir en cette événement une opposition claire au sacrifice humain pratiqué il y a longtemps par les hommes, et peut être à l’époque d’Ibrahim (as).

Allah nous rappel cependant qu’à l’occasion du sacrifice d’un animal en son nom

 « ni leurs chairs ni leurs sang n’atteindront Allah, mais ce qui l’atteint de votre part, c’est la piété «  (Coran, s. 22, v. 37).

Car il s’agit d’abord du sacrifice de notre attachement à la vie ici-bas, au matérielle, à la richesse « fisabiLah » pour Allah en faisant aumône aux pauvres. Puisque deux tiers de la bête sacrifiée doivent être un don aux pauvres et à son entourage. Parce que l’amour d’Allah passe par l’amour des pauvres et nécessiteux.

Malheureusement aujourd’hui j’ai l’impression que la communauté musulmane oubli le sens de cette fête pour la réduire à uniquement l’acte rituel de tuer le mouton et au festin qui s’en suit et on oubli tout une dimension du sens profond de cette fête sacrée. Il est, je pense impératif qu’on ne se perde pas dans la pratique uniquement rituelle et traditionnelle.

J’aimerai également partager ici avec vous un questionnement qui me torture un peu l’esprit à l’approche de aïd al adha. Celle de la condition animale. On sait que l’Islam à donné des droits aux animaux qui sont des créatures d’Allah qu’il faut respecter et protéger. Les règles du sacrifice sont extrêmement précises pour garantir le minimum de souffrance à la bête. Malheureusement ce n’est pas toujours  ce à quoi on assiste lors du sacrifice. Notamment par exemple le fait que l’animal ne doit pas en voir un autre se faire immoler. Et aussi le transport du mouton vivant dans le coffre dans la voiture après son achat. Ce n’est pas là respecter la créature qu’Allah nous accorde par miséricorde.

Une idée persiste dans mon esprit: si on ne peut pas garantir le respect de l’animal lors de l’immolation est-ce qu’il n’est pas plus  sensé de s’abstenir et d’offrir une somme équivalente de ce qu’aurait coûtait le mouton , à une association qui oeuvre auprès des pays défavorisé, ou à ces syriens qu’on croise de plus en plus à la sortie des mosquées. Etant donné que ce n’est pas un acte obligatoire, mais une sunna recommandée, il ne serait donc pas interdit d’épargner la bête lors de ce jour sacré. Sacrifier une sunna recommandée pour respecter l’acte obligatoire du respect de la créature.

De plus c’est l’occasion de se questionner sur notre respect de la condition animal, de la nature et de notre consommation de viande. Des questions tellement d’actualités et qu’il faut réellement se poser, et agir pour une consommation intelligente et respectueuse de la création d’Allah. Savoir d’où vient la viande que l’on achète,et comment à été traité l’animale de son vivant fait parti, je pense, des conditions d’une viande halal ou haram et pas uniquement de savoir si la personne qui l’a tué était musulmane ou non. Encore une fois il faudrait s’attacher à l’essence du sens et pas uniquement à l’acte rituelle, parce qu’ un acte vide de sens n’a aucune valeur.

Ceci est mon cheminement personnel, ma réflexion propre sur le sujet qui n’engage que moi, je me trompe peut être Lahou aalem. J’aimerai avoir vos réactions sur le sujet, et vos avis parce que je me pose encore beaucoup de questions sur le sujet.

J’espère que cette article vous aura éclairé et permis de voir cette fête de aïd al adha sous un nouveau jour!

Bisous 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s