Aïd Mubarak

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Aïd Mubarak à tous! 

Puisse le Tout Puissant illuminer nos cœurs et ne pas les faire dévier après nous avoir guidés. Qu’Il soit satisfait de nous, que nos vies soient pleines de joie, et que le bonheur envahisse nos maisons !

Pour cette occasion j’aimerai partager avec vous un souvenir d’enfance. Parce que pour moi cette fête est la fête des enfants. Un peu comme le Noël musulman! ^^ Les nouveaux vêtements qui attendent depuis plusieurs jours dans l’armoire spécialement pour l’occasion, les cadeaux, les pièces que nous glisse le voisin dans la main, les gâteaux, les bonbons, les retrouvailles avec les cousins, … bref cette fête me rappelle l’enfance.

Je me souviens que quand même tout n’était pas joyeux lors de cette journée…  notamment le sort réservé à la pauvre bête dans le jardin qui bêlait depuis quelques jours en cœur avec les moutons des voisins…. Ahhh … insouciantes années 90’s! ^^

Dans un ultime plaidoyer j’essayai de sauver la vie de la pauvre bête, de là me vient sans doute mon goût pour les causes perdues ( les seules qui vaillent la peine d’être défendues!). Mon oncle m’expliqua, assez maladroitement,  que si ce n’était pas le mouton qu’on sacrifiait ce jour là, cela aurait été NOUS, les enfants! La pédagogie n’était pas sont fort, je vous l’accorde. Il faisait sans doute référence à l’origine de cette fête, la commémoration de l’épreuve du prophète Ibrahim (Abraham) qui a dû immoler son fils avant que Dieu dans sa miséricorde , ne fasse décendre un mouton à sacrifier.

Evidemment horrifiée par ses propos, j’imaginai la scène atroce tout en lui faisant remarquer que s’il faisait ça il n’aurait plus d’enfants! Et que lui même n’existerait pas si mes grand-parents avaient fait cela! Il balaya mes arguments d’un révère de main en affûtant les grands couteaux qui allaient accomplir la tragique destinée du mouton.  Je n’avais pas perdu espoir de sauver notre ami qui broutait encore tranquillement dans le jardin ignorant de ce qui l’attendait… En vain, son sort était scellé, et ce n’était pas la voix d’une petite fille de 8 ans qui allait pouvoir y faire quelque chose. Mon oncle essaya malgré tout de me réconforter en me disant que maintenant le gentil mouton avait une place privilégié au paradis parce qu’il avait été sacrifié pour l’Aïd. L’image du mouton gambadant joyeusement dans une prairie infinie au milieu des nuages apaisa quelque peu ma déception d’avoir échoué dans ma mission de sauvetage, et du constat de mon impuissance d’enfant.

Ce jour là je refusai quand même de manger  du barbecue… De là aussi  me vient sans doute mon aversion à manger de la viande que je picore uniquement quand je suis invité par respect pour mon hôte.

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